Startup du jour #52 – BulldozAIR

Posted by on 15 février 2018

Lors de son afterwork du 30 novembre dernier, Real Estech a donné la parole à Ali El Hariri, co-fondateur de l’application BulldozAIR, afin que ce dernier présente sa solution Saas de suivi et de gestion collaborative du chantier. Mieux encore, BulldozAIR a été citée dans l’étude Real Estech / KPMG comme un exemple de startup créée par des professionnels expérimentés et non par des étudiants ou des très jeunes actifs comme c’est souvent le cas. En effet, Ali a piloté auparavant de multiples projets de construction chez Bouygues et en cabinet d’architecture.

L’application, disponible aussi bien sur ordinateur que sur smartphone et tablette, regroupe l’ensemble des documents sur lesquels travaillent les différents intervenants d’un chantier (plans, documents techniques …). Complétée d’informations « live » qui sont collectées sur le chantier (photos, croquis …), l’application permet aux différents corps de métier de s’échanger de la data et de l’annoter, la commenter, etc. Cette approche collaborative permet une réduction drastique de la durée du chantier.

BulldozAIR utilise évidemment la technologie du « BIM » (Building Information Modelling). En effet, une plateforme de collaboration sur le chantier n’est puissante que si elle permet aux intervenants de communiquer directement avec le bâtiment. Le bâti doit donc être numérisé au fur et à mesure de la construction.

Incubée en 2016 au « Y combinator », le plus gros accélérateur de start-up du monde situé en Californie, la jeune société est rentrée en France pour vendre son produit. Grâce à une politique commerciale agressive (30 jours d’essai gratuit, tarif de base annoncé à 125€/mois), de nombreuses sociétés de renom ont rapidement (dès 2011-2012) fait confiance à BulldozAIR, notamment Total, Sncf, Lidl, Vinci et Bouygues.

Après avoir levée 800 000 € auprès du fonds SETEC Innovation en juin 2015, la société poursuit son développement et souhaite désormais, en plus de nouvelles fonctionnalités, se développer à l’international.

Benoît de La Verpillière