Startup du jour #43 – SoftLaw

Posted by on 28 septembre 2017

Pour les assets managers et les property managers, le suivi des baux est un travail chronophage et fastidieux. En effet, les baux sont rarement uniformes, surtout lorsque le patrimoine s’agrandit et que le nouveau propriétaire hérite des accords conclus dans le passé. La startup SoftLaw s’est donc notamment donnée pour objectif de mettre au point une solution pour automatiser ce type de démarches et en réduire le coût.

Grâce à des apports personnels et un soutien de la BPI, Sandrine Morard, rejointe un peu plus tard par Marie Abadie (deux anciennes avocates), a donc recruté des développeurs pour créer un progiciel d’analyse de documents juridiques. Ce progiciel permet par exemple aux directeurs immobiliers des grandes entreprises d’effectuer des recherches selon une grille d’analyse parmi des centaines de baux qu’ils ont dans leur base de données. En un clic, il est possible, par exemple, d’optimiser la recherche des baux qui arrivent à échéance. Mieux encore, le progiciel s’appuie sur de l’intelligence artificielle afin d’optimiser son fonctionnement. L’équipe de SoftLaw est à l’écoute des besoins du secteur et peut s’adapter aux différents clients. Le progiciel s’adresse aux gestionnaires qui souhaitent améliorer le processus de remontée d’informations, identifiés avec l’équipe de SoftLaw, et liées aux indicateurs de performance.

Cette startup aux confins de la LegalTech et de la Real Estech a commencé sa phase de commercialisation en janvier 2017. Elle s’adresse notamment aux directeurs immobiliers qui souhaitent optimiser la gestion locative de leur parc mais également aux différents intermédiaires en charge des audits de portefeuilles. Le progiciel est proposé sous forme d’abonnement annuel par poste.

Ce type d’outil s’est déjà bien démocratisé Outre- Atlantique. Les startups Kira et Luminance, respectivement canadienne et anglaise, sont sur en effet le même créneau et, pour une fois, le leader du secteur est allemand et se nomme Leverton (qui a levé 17M€ en juillet 2017). Toutefois, SoftLaw est aujourd’hui le seul acteur sur le marché francophone.