Un laboratoire pour réinventer le logement social !

Posted by on 21 novembre 2017

Faire preuve d’imagination et de créativité, sortir des sentiers battus, expérimenter, échouer et recommencer : il n’y a pas que les start-ups qui en sont capables, les bailleurs sociaux aussi !

Vivier d’innovation représentant près de 19% du parc total de logements français, soit 4,7 millions de logements, le logement social est en pleine transformation, dans un contexte de transition énergétique, environnementale et numérique. Les quelques 750 organismes HLM français, répartis entre ESH (entreprises sociales pour l‘habitat) et OSH (offices publics de l’habitat) font face à de nombreux défis : réduire la précarité énergétique, réaliser des économies de construction, préserver la biodiversité urbaine, renforcer le lien social, accompagner le développement et l’adoption de services numériques… Une tâche titanesque pour des acteurs ambitieux !

Les bailleurs sociaux possèdent désormais leur propre programme d’innovation : le LabArchi. La Caisse des Dépôts et l’Union Sociale pour l’Habitat lancent en effet un appel à projets pour innover dans le logement social. L’objectif est clair : appuyer la transformation des méthodes de travail, en prônant la multidisciplinarité, le prototypage et la confrontation directe à l’usager final dans une optique de démarche agile. Pendant 8 mois, les 5 lauréats seront accompagnés méthodologiquement et financièrement pour réaliser leurs projets.

  • Vous êtes bailleur et vous avez un projet ? Candidatez sur le site de la caisse des dépôts.
  • Vous êtes une start-up et vous souhaiteriez pouvoir expérimenter votre solution sur le terrain des logements d’un bailleur ? Rapprochez-vous d’un bailleur, ou bien contactez-nous sur le site du Lab cdc.

 

Production locale et stockage d’énergie

Autonomie et soutenabilité énergétiques sont des enjeux clés du logement de demain. La technologie blockchain, par exemple, apporte des réponses. C’est ce qu’affirme la start-up Sunchain qui utilise cette technologique pour permettre la distribution de l’énergie solaire, produite localement, sur des réseaux de distribution locaux.

 

Réutilisation des matériaux de construction, expérimentation de matériaux bio-sourcés et structuration de filières de construction locales

Utiliser des matériaux respectueux de l’environnement, à un coût abordable, tout en gardant des standards de qualité élevés : tel est l’enjeu ! Défi relevé pour l’OPH Seine Saint Denis Habitat et l’OPH Actis.

« La Fabrique du Clos » (Seine-Saint-Denis Habitat) recycle localement les matériaux issus de chantiers de construction. Lors de la phase test, 90% de la matière ciblée et récoltée a été réemployée et 50% d’économies ont été réalisées sur les prototypes de revêtements de sols.

Une autre option est l’utilisation des matériaux bio-sourcés.  A ce titre, « Habiterre & Bois » (Actis) a mis en place un procédé de construction reposant sur l’utilisation de terre crue et de bois.

 

Agriculture urbaine et biodiversité

L’agriculture urbaine permet d’alimenter les citadins, toujours plus nombreux, en réduisant drastiquement le coût carbone du transport.

Parmi les nombreuses initiatives de bailleurs, Atlantique Habitation a mis en place une « petite ferme urbaine ». Construite avec les habitants, sur 1500m², avec un système de culture hors-sol, cette ferme s’accompagne d’un espace vente/conseil où sont vendus les produits et où échangent régulièrement l’ensemble des locataires.

 

Mise à disposition temporaire d’espaces non exploités

La crise conjuguée à l’afflux de réfugiés a fait exploser la précarité. Résultat : en France, 2,1 millions de personnes sont privées de confort, 141 500 sont sans domicile et 17 929 vivent dans des bidonvilles. D’où l’urgence de trouver des solutions d’accueil innovantes.

Dans cet esprit, l’association plateau urbain redonne une activité à des immeubles vacants en renégociant des baux précaires à des tarifs réduits. Le bénéfice est double : les utilisateurs accèdent à un espace à moindre coût, les propriétaires économisent les coûts de non-utilisation.